Les vœux d’Isabelle

Les jours sont si courts et nos yeux ne cessent d’être émerveillés par le scintillement des lumières et surtout par le tendre enfant de la crèche.

Impossible de se détacher du regard de Marie sur son fils ; elle a les yeux de ceux qui aiment de façon inconditionnelle, qui ont dit « oui » et le diront pour toujours jusqu’à n’en plus pouvoir de pleurer à l’heure de la Croix.

Joseph, lui, a les yeux de la simple obéissance. Dans la confiance, il regardera Jésus grandir et fera de lui un homme parmi les hommes.

Les yeux des bergers quant à eux sont éblouis par l’étoile, ils la suivent sans savoir qu’ils vont à la rencontre de la plus belle et de la plus vraie des lumières.

Mais au milieu de tout cela nous ne pouvons oublier les yeux délavés de ceux qui ont trop pleuré, les yeux éteints de ceux qui n’attendent plus personne, les yeux épuisés de ceux qui sont défigurés par la souffrance et l’angoisse, les yeux qui questionnent et ne trouvent pas de réponse.

Au sein des établissements où nous sommes appelés par le Christ à visiter, que notre regard soit celui de l’espérance afin qu’il dise, avec le chant du veilleur, à ceux que nous rencontrons :

 

« Reprends courage,

L’Espérance est un trésor,

Même le plus noir nuage

A toujours sa frange d’or »

 

Jésus, petit enfant de la crèche, fais de nous des rayons de la frange d’or.

 

Isabelle