Onction des malades

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Célébration Eucharistique présidée par Mgr Yves Le Saux, vendredi 3 Juin 2016 à 14 h 30 à l’église Sainte-Thérèse au Mans.Pour télécharger l’affiche, cliquer ici…

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Encore trop souvent considérée comme le sacrement des mourants, l’onction des malades reste mal connue. Pourquoi ne pas profiter davantage de ce trésor qui nous est offert ?

L’onction des malades fut pratiquée dès l’origine de l’Eglise, comme en témoigne la lettre de saint Jacques : « Si l’un de vous est malade, qu’il appelle les presbytres de l’Eglise : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur » (1). Déjà, dans l’Evangile, il nous est dit des douze Apôtres qu' »ils faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades » (2).

Au fil des siècles, ce sacrement a été conféré de plus en plus exclusivement aux agonisants, d’où l’appellation d' »extrême-onction », mais à la suite du concile Vatican II, l’Eglise a rappelé que cette onction « n’est pas seulement le sacrement de ceux qui se trouvent à toute extrémité » (3).

« La grâce première de ce sacrement est une grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l’état de maladie grave ou à la fragilité de la vieillesse. Cette grâce est un don du Saint-Esprit qui renouvelle la confiance en Dieu et fortifie contre les tentations du Malin, les tentations de découragement et d’angoisse de la mort. » (4)

Le sacrement des malades est donc offert à tout baptisé qui, « parvenu à l’âge de raison, commence à se trouver en danger pour cause de maladie ou de vieillesse » (5). Il n’est pas réservé aux adultes : dès lors qu’un enfant est en âge de communier et de se confesser, il peut aussi en profiter.

Il ne faut pas attendre d’être à l’article de la mort pour le demander, et le recevoir ne fait pas mourir… bien au contraire ! Ce qui est premier, c’est la guérison de l’âme ; si le temps de mourir est venu, la grâce est donnée de vivre paisiblement le grand passage. Mais le Seigneur peut aussi permettre et même hâter la guérison du corps. D’ailleurs, bien des personnes actuellement en bonne santé ont reçu l’onction des malades, parfois à plusieurs reprises, lors de maladies graves dont ils se sont remis.

Pourtant, combien de gens hésitent encore à proposer ce sacrement à ceux qui pourraient en bénéficier, comme s’il s’agissait de l’antichambre de la mort ! « Cela va l’effrayer… on n’en est pas encore là. » Ils restent réticents, faute de connaître vraiment ce signe magnifique de la compassion et de la tendresse de Jésus.

C’est pourquoi il est important de le faire découvrir aux enfants, le plus tôt possible : qu’ils en entendent parler dès leurs premières années de catéchisme et, quand l’occasion se présente, qu’ils participent à la célébration du sacrement des malades lorsqu’il est donné à quelqu’un de leur famille ou de leur paroisse.

Ils comprennent tout naturellement qu’il n’y a aucune raison d’en avoir peur et que, bien au contraire, il s’agit d’un trésor que Jésus veut donner à ceux qui souffrent. Cette certitude s’inscrit dans leur cœur, et y demeure pour le jour où ils auront à demander l’onction des malades ou à la proposer à quelqu’un de leur entourage.

Ce sacrement donne un sens nouveau à la maladie et à la mort. Par la sainte onction, en effet, le malade est « d’une certaine façon consacré pour porter du fruit par la configuration à la Passion rédemptrice du Sauveur. […] Il contribue à la sanctification de l’Eglise et au bien de tous les hommes » (6).

Le malade, même condamné à une apparente impuissance, cloué sur un lit d’hôpital, est en réalité appelé à tenir une place éminente au service de ses frères en souffrant avec Jésus, en s’offrant avec Lui.

Comment recevoir le sacrement des malades ? En le demandant au prêtre de votre paroisse ou à l’aumônier de l’établissement où vous êtes hospitalisé. Des célébrations pour plusieurs malades sont parfois organisées dans le cadre paroissial ou diocésain, notamment à l’occasion de la Journée mondiale des malades, dimanche prochain 11 février, mais aussi lors de pèlerinages ou autres rassemblements.

N’hésitez pas à vous renseigner et à insister éventuellement, afin que personne ne soit privé de ce trésor trop souvent méconnu. ?

Christine Ponsard

(1) Lettre de saint Jacques 5, 14. (2) Marc 6, 13. (3) Constitution apostolique Sacram unctionem infirmorum, citée dans le Catéchisme de l’Eglise catholique, § 1514. (4) Catéchisme de l’Eglise catholique § 1520. (5) Code de droit canonique, can. 1004.

(6) Catéchisme de l’Eglise catholique, § 1521 et 1522.

 

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