Thomas de Gabory, prêtre et médecin, les deux faces d’une même vocation

Thomas de Gabory est prêtre et médecin. Il voit sa vie religieuse et son métier de soignant comme les deux faces d’une même vocation : prendre soin, corps et âme, de ceux qu’il croise.

Thomas de Gabory est dominicain, prêtre et médecin. Son livre « Tu étais malade et je t’ai visité » décortique les liens mystérieux entre le Salut, le soin et la guérison.

GUÉRISON ET SALUT : EST-CE COMPATIBLE ?

« Souvent mes patients me disent: vous êtes prêtre pour guérir les âmes et médecin pour guérir les corps » raconte le père Thomas de Gabory. Cette réflexion est la base de son livre. Pour lui être soignant est une vocation au même titre que la prêtrise.
Par son ouvrage, il souhaite montrer qu’il y a un lien profond entre guérison et Salut.

« Je suis 100% médecin parce que 100% prêtre et 100% prêtre parce que 100% médecin« 

 

LES DEUX FACETTES D’UNE MÊME MÉDAILLE

Il n’est pas toujours simple de trouver une unité lorsqu’on pratique la médecine en étant prêtre et inversement.
Le père Thomas de Gabory a pu trouver cet équilibre essentiel au contact de ses patients. « J’ai senti que je soignais des personnes qui étaient à la fois des corps et des âmes, et je ne peux pas séparer le corps et l’âme de mes patients. C’est pour ça qu’à l’intérieur de moi je ne peux pas séparer ce qui est du prêtre et ce qui est du médecin« .

UNE AUTRE DÉFINITION DE LA SANTÉ

L’Organisation Mondiale de la Santé définit la santé comme un bien-être complet, physique, social et mental.
Or, pour Thomas de Gabory « c’est un certain bien-être qui concerne la santé du corps, mais c’est une santé qui est aussi spirituelle, une santé de l’esprit« .
Il ajoute que la santé n’est que « partielle » ou alors si, elle est totale, comme dans la définition de l’OMS, on ne parle plus de santé mais bien de Salut. Et seul Dieu peut nous apporter ce dernier.

ACCEPTER LA VULNÉRABILITÉ

 

La santé du corps est, aujourd’hui, devenue une valeur absolue. Thomas de Gabory nous met en garde contre cette recherche extrême du bien-être physique qui peut amener à des souffrances importantes comme la solitude. « Je pense qu’on oublie que l’espérance ultime de notre vie humaine ce n’est pas la santé, il y a quelque chose de plus fort et de plus beau que ça c’est le Salut. »

INVITÉS

  • Thomas de Gabory, dominicain, prêtre et médecin